Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 18:19

Eric Neveu, Sociologie des mouvements sociaux, Repères, la Découverte, 2000 (1ère édition 1996).

 

Abréviations :  MS= mouvement(s) social (aux).

                         AC= action collective.

                         PB= politique(s) publique(s).

 

Réflexions préliminaires : essai de définition et obstacles à une analyse sociologique des MS.

     

     Produire un discours savant sur la notion de MS ne va pas de soi.

Il peut apparaître comme compliquer ce que chacun comprend par expérience. Le sens commun associe à l’idée de MS un ensemble de formes de protestations, relie au mot des événements et un certain nombre de pratiques. Mais ce constat ouvre précisément des interrogations :

- Notre impuissance à comprendre, à voir même, des MS d’autres époques et d’autres sociétés.

Ex. puisé dans Darnton, Le Grand Massacre des chats, Laffont, Paris, 1985 : si l’historien ne nous fournit pas une forme de « sous- titrage » de l’événement, sans doute ne saurions- nous pas voir que la pendaison par les ouvriers d’une imprimerie de la rue Saint- Séverin de la chatte favorite de l’épouse de leur patron en 1730 est la manifestation d’un message social adressé par les ouvriers à leur patron.

- L’association entre MS et expression d’un mécontentement que suggère le sens commun ne va pas de soi[1].

Pourquoi certains groupes sociaux ne recourent jamais à ce que le sens commun associe aux MS ? Pourquoi n’entend- on pas parler de manifestations de retraités ou d’avocats ? Parce que ces groupes n’ont rien à revendiquer ? Ou parce qu’ils disposent d’autres relais pour le faire ?

- Faut- il étiqueter comme MS une grève de sans- papiers, une démission collective de pompiers volontaires mécontents, l’Intifada ?   

   

    En partant d’une définition très molle de l’action collective, qui l’identifierait aux situations dans lesquelles se manifestent des convergences entre une pluralité d’agents sociaux, une variable d’intention de coopération peut aider à procéder à un 1er tri. Il faut ici isoler les phénomènes auxquels Boudon a associé la notion « d’effets pervers ». Si l’opération « escargot » de chauffeurs routiers bloquant un périphérique produira un résultat semblable au bouchon suscité par des vacanciers se précipitant en voiture vers les plages, la différence est claire entre une action concertée, liée à des revendications, et un résultat imprévu, parfois même imprévisible.

Les processus de diffusion culturelle doivent aussi être isolés. S’il existe du collectif dans les phénomènes de mode, ces derniers ne sont pas en général le fait d’une intention explicite de coopération ou d’action concertée.

   Dans une acception large, la notion d’AC peut aussi s’appliquer à la plupart des activités liées à l’univers de l’administration, de la production. Toutefois, si l’évidence semble suggérer le caractère artificiel d’un rapprochement entre des objets que les classements, cette fois- ci à la fois du sens commun et de la sociologie associent clairement pour les uns à l’analyse des organisations, pour les autres, à l’étude des mobilisations, un retour critique sur ces objets suggère bientôt un ensemble de recouvrements troublants :

- L’une des tendances récentes du management a été d’introduire dans le fonctionnement de l’entreprise des techniques de mobilisation et de motivation voisines de celles des univers des militants, faisant des cadres ou des contremaîtres de véritables militants de l’entreprise, cherchant à produire un rapport à la firme qui fasse vivre le salariat comme une forme d’engagement total au service d’une cause.

- Les logiques d’entreprise pèsent d’un poids croissant dans le fonctionnement de nombreuses mobilisations, une des façons à la fois de financer et de populariser une cause passant par le développement d’une gamme de « produits » : livres, tee- shirts imprimés, autocollants, vidéocassettes.

- Certaines structures de type associatif et militant ont récemment connu un processus de professionnalisation qui s’est traduit par le développement d’un corps de permanents et d’experts aboutissant à une organisation interne voisine de celle d’une entreprise de services.

- Les « répertoires d’AC » : notion introduite par C.Tilly[2] pour suggérer l’existence de formes d’institutionnalisation propres aux MS. Tout MS est donc confronté à une palette préexistante de formes de protestation plus ou moins codifiées. Les MS ne sont par conséquent pas un univers de pure fluidité, de spontanéité absolue. Ils connaissent des dimensions d’institutionnalisation et des cadres organisateurs.

Ces rapprochements aident à comprendre le recours a priori paradoxal par certaines approches sociologiques des MS aux métaphores de l’entreprise ou des grilles de lecture issues de l’économie (voir plus loin).

E.Friedberg, in « les 4 dimensions de l’action organisée », RFS, vol.33, 1992, 4, p.531- 557 remet en cause la pertinence des clivages entre l’analyse des organisations et des MS. Une double erreur fonde selon lui cette dichotomie : erreur par sous- estimation du degré d’organisation et de structuration d’univers en apparence très fluides comme les MS ; erreur par sur- estimation de la rigueur et de l’originalité de la formalisation des rôles et des structures dans les organisations. L’auteur invite à penser organisations, marchés et MS comme un dégradé de situations plus ou moins structurées et formalisées par des normes et dispositifs de régulation, eux- mêmes plus ou moins centralisés et visibles.    

    Le résultat de cette tentative de tri est de fournir à la fois des mises en garde et une esquisse de définition :

En suggérant la diversité de la notion d’AC, elle invite à réintégrer l’histoire de chaque MS dans un contexte culturel et intellectuel. Par ailleurs, les rapprochements éventuels entre l’univers des MS et celui des firmes et organisations conduira à solliciter des outils d’analyse issus de la science économique.

La notion d’AC renvoie ici à 2 critères :

- il s’agit d’un agir- ensemble intentionnel, marqué par le projet explicite des protagonistes de se mobiliser de concert.

- Cet agir- ensemble se développe dans une logique de revendications, de défense d’un intérêt matériel ou d’une « cause ».

seront donc désignés comme MS les formes d’AC concertées en faveur d’une cause.

   Ce parti pris vise à enrichir les 1ers efforts de définition en introduisant un élément d’articulation à l’activité politique, les MS étant une composante singulière et importante de la participation politique. Historien- sociologue américain, Charles Tilly a mis en évidence dans La France conteste de 1600 à nos jours, Fayard, Paris, 1986, la tendance historique à la politisation des MS et ses racines (voir annexe).

      

   Obstacles épistémologiques : parce que chargés d’une dimension politique, les MS illustrent une difficulté constante de l’analyse sociologique : prendre ses distances avec les passions de la vie sociale, sans renoncer pour autant à traiter des objets « chauds », sans être prisonnières d’enjeux directement politiques.

Un ex. caricatural des liaisons dangereuses entre l’analyse scientifique et un climat idéologique peut s’observer à travers l’essor, dans le dernier quart du 19ème, d’un discours « savant » sur les foules.

Gustave le Bon, La Psychologie des foules, 1895 : les traits de la foule sont la suggestibilité qui la livre au meneur, le faible contrôle des affects et des instincts qui la rend émotive, imprévisible, dangereuse. La foule est aussi systématiquement identifiée à un potentiel de déferlement des instincts sexuels, de violence.

Suzanna Barrows, historienne américaine a montré dans Miroirs déformants, Aubier, Paris, 1990 (Edition originale en 1981) en quoi cette littérature répondait, au lendemain de la Commune de Paris, à un contexte de « panique morale » des élites sociale. Le discours sur les foules fait système avec la dénonciation des « fléaux sociaux » liés aux « classes dangereuses » associées au crime, à l’alcoolisme, à la fréquentation des mauvais lieux.

L’analyse marxiste est un autre exemple des problèmes que pose l’imbrication entre discours savant et discours politique.

Il n’existe pas à proprement parler de théorie des MS chez Marx. Ceux- ci sont intégrés dans une problématique générale des luttes des classes. Marx n’en souligne pas moins, avec la fameuse distinction entre « classe pour soi » et « classe en soi », l’importance de la construction d’une conscience collective, d’une identité de classe comme élément stratégique du succès des mobilisations, de la capacité à articuler un projet révolutionnaire.

La réflexion de Marx, infléchie par celle de Lénine dans Que faire ?, 1902, insiste donc sur l’importance du facteur organisationnel comme élément de coordination des forces, de construction d’une phalange de militants professionnels, aptes à apporter de « l’extérieur » de la classe ouvrière un cadre théorique qui transcende l’expérience de l’usine, donne une vision stratégique du changement révolutionnaire.

L’analyse marxiste n’en pose pas moins évidemment les problèmes de l’autonomie de la science par rapport au politique, à la pratique, à l’action, sans parler de son incapacité à rendre compte d’actions collectives structurées par d’autres références identitaires que celles relatives aux appartenances de classes : nationalisme, mouvements féministes, etc.

 

I-                   Les frustrations et les calculs.

 

   Présentation ici des 2 approches chronologiquement les 1ères à apparaître :

1) Les théories du comportement collectif éclairent les mobilisations par une psychosociologie de la frustration sociale, la prise en compte du pouvoir explosif des aspirations et des désirs frustrés.

2) Le modèle de l’action rationnelle tend au contraire à soumettre les mobilisations à une forme de lecture économique qui les banalise, en soulignant combien les individus qui participent à des MS demeurent attentifs à une logique du calcul coûts/avantages qui conditionne leur engagement à la probabilité d’un bénéfice matériel.

   L’émergence concomitante de ces 2 approches signale une difficulté de l’analyse sociologique des MS qu’elle mettra longtemps à surmonter : comment restituer les raisons d’agir des individus mobilisés en sortant de l’alternative du calcul cynique ou de l’explosion des frustrations et des émotions ?

I.A Les théories du comportement collectif.

I.A.1. Un label accueillant.

La référence à une école collective behavior est trompeuse, car elle suggère une cohérence intellectuelle là où existent davantage une attention partagée pour de mêmes objets, une forme de migration intellectuelle qui va aboutir, par des cheminements divers, à redéfinir l’approche des mouvements sociaux. C’est l’Ecole de Chicago et particulièrement Park, puis Blumer, qui vont contribuer dans l’entre- deux- guerres à faire entrer le comportement collectif au rang des objets légitimes de la recherche sociologique. Mais contribuent aussi à ce moment intellectuel des fonctionnalistes comme Smelser et des auteurs proches de la psychosociologie comme Gurr.

La cohérence qui lie les approches collective behavior tient à quatre séries de déplacements :

- la vision héritée de la psychologie des foules est abandonnée. Les mobilisations ne sont pas tenues pour des pathologies sociales, mais ont leur rationalité.

- on glisse d’une vision centrée sur le potentiel destructeur et menaçant des mouvements sociaux vers une prise en compte de leur capacité de créer de nouveaux modes de vie, des normes, des institutions, bref du changement social.

- Le modèle épidémiologique présent chez le Bon, qui mettait au principe des comportements collectifs une logique de contagion, est remplacé par une logique de la convergence : les comportements collectifs naissent de la synchronisation entre des croyances, des frustrations déjà présentes chez des individus, non de phénomènes d’imitation.

- L’analyse s’ouvre alors à l’étude des idéologies, des croyances et à leur mode de diffusion. L’accent est mis sur le fait qu’une mobilisation ne naît pas de la seule existence d’un mécontentement. Celui- ci doit trouver un langage qui lui donne sens, désigne des adversaires, légitime la revendication par référence à des valeurs.

 

I.A.2. Pourquoi les hommes se révoltent- ils ?

    Sous le titre Why men rebel ?, Ted Gurr développe en 1970 un cadre d’analyse qui sera un des manifestes les plus élaborés et le chant du cygne des travaux collective behavior. Son approche est psychosociologique. Gurr part de la notion de frustration relative qui désigne un état de tension, une satisfaction attendue mais refusée, génératrice d’un potentiel de mécontentement et de violence. La frustration se définit comme un solde négatif entre les « valeurs » qu’un individu détient à un moment donné et celles qu’il se considère comme en droit d’attendre de sa condition et de sa société. La frustration est relative est sociale :

- Relative, parce que tributaire d’une logique de la comparaison. 

- d’origine sociale parce qu’elle naît de normes sociales, de systèmes d’attentes liés à ce que semble, dans une société donnée, la distribution légitime des ressources sociales aux divers groupes.

La souffrance sociale chez Gurr n’est donc pas corrélée à des normes absolues, mais pensée comme misère de position, décalage entre des attentes socialement construites et la perception du présent. Les membres d’un groupe social privilégié, mais dont le statut ou les ressources déclinent (aristocrates d’hier, médecins généralistes d’aujourd’hui), peuvent ressentir une frustration plus intense que les membres d’un groupe objectivement moins doté, mais dont les ressources et le statut correspondent à ce que ses membres avaient pu prévoir et intérioriser de leur rôle social.

     Apports et limites de l’approche de Gurr :

Apports :

- Si la clé de tout grand mouvement social réside dans le franchissement collectif de seuils de frustration, le mérite de Gurr est de mettre en évidence que la frustration est un simple potentiel de mobilisation et de violence. Elle ne les produit pas mécaniquement. Gurr accorde beaucoup d’attention à la mémoire collective et aux données culturelles : existe- t- il dans le groupe ou le pays concerné une tradition de mobilisation, une culture du conflit ? Une mémoire d’épisodes ou de victoires qui légitiment l’hypothèse d’un recours à la force ?

- Gurr est aussi attentif à la dimension cognitive et symbolique du travail de mobilisation. Un mouvement social exige un travail de production de discours, d’imputation de responsabilité, d’injection de sens dans les rapports sociaux vécus, de production de symboles et de mots d’ordres. Mais ce travail n’est jamais le seul fait du groupe social mobilisé. Le « contrôle social » que peut exercer l’Etat ne se limite jamais à l’usage des forces de police. Il passe aussi par un travail préventif de légitimation des institutions et du régime et de disqualification des formes les plus violentes de contestation. Il joue lui aussi du symbolique, de gestes qui à défaut de toujours dissiper les tensions, marquent le souci d’y répondre. L’auteur évoque par exemple le rôle de réquisition de logements comme signal fort de ce que l’autorité s’occupe de ce problème.

Limites :

    Toutefois, le concept de frustration reste difficile à objectiver dans la mesure où il relève des croyances et des perceptions qui portent pour partie sur des données immatérielles comme le prestige. L’analyse menace de flirter avec un exercice tautologique qui consiste à prouver la frustration par le surgissement de la mobilisation, elle- même expliquée par l’existence d’une puissante frustration.

 

 

I.B. Quand Homo eoconomicus entre en action.

I.B.1. Le paradoxe d’Olson.

Economiste, Mancur Olson publie en 1966 The Logic of collective Action, où il inscrit dans une lecture économique l’ensemble des comportements sociaux.

Son point de départ est le paradoxe suivant : le sens commun suggère que dès lors qu’un ensemble d’individus peut trouver avantage à se mobiliser et en a conscience, le déclenchement de l’action collective va de soi. L’objection d’Olson consiste à montrer qu’un groupe ayant ces caractéristiques peut parfaitement ne rien faire. Si l’action collective semble aller de soi si l’on considère le groupe comme titulaire d’une volonté unique, les rationalités individuelles l’enrayent. La mobilisation est rentable d’autant plus qu’elle sera massive, mais c’est oublier le scénario du passager clandestin (free- rider). Regarder les autres se mobiliser est une stratégie plus rentable que la mobilisation. Le cas classique est celui du non- gréviste qui bénéficie de la hausse de rémunération conquise par la grève sans avoir subi les retenues de salaires consécutives.

Poussée à son extrême, cette logique rend impossible toute mobilisation. L’accent mis sur les effets des rationalités individuelles suggère l’improbabilité de l’action collective. Pourtant, l’expérience manifeste son existence. Le modèle d’Olson s’enrichit alors de la notion d’incitations sélectives, techniques qui permettent de rapprocher les comportements individuels de ce que serait dans l’abstrait, la rationalité d’un groupe doté d’une volonté collective. Les incitations sélectives ont pour objectif d’abaisser les coûts de la participation à l’action et d’augmenter les coûts de la non- participation. Elles peuvent prendre la forme de prestations et avantages accordés aux membres de l’organisation qui mobilise, comme l’American Medical Association, mais elle peuvent aussi prendre la forme de la contrainte. Le cas le plus clair est celui du closed- shop longtemps pratiqué en France par le syndicat du Livre CGT ou celui des dockers, où l’embauche est conditionnée par l’adhésion à l’organisation, ce qui permet l’élimination de tout passager clandestin.

 

Olson donne des limitations explicites à son modèle.  

- il s’applique selon lui aux seules mobilisations visant des biens collectifs, des biens qui profitent à l’ensemble des membres d’une collectivité : un recul de la pollution de l’air par ex.

- Olson souligne le particularisme des petits groupes, où le sentiment de peser sur la décision est plus fort, plus mobilisateur, où les pressions sociales et morales entre membres du groupe sont plus présentes, plus efficaces.

- L’auteur souligne aussi que sa grille d’analyse risque de ne pas « apporter grand chose » à l’étude des groupes philanthropiques et religieuxqui défendent des intérêts de ceux qui ne sont pas leurs membres ».

 

I.B.2. La RAT et le durcissement du modèle.

 

      Les prudences initiales d’Olson vont se trouver balayées au seuil des années 80 avec l’essor d’une Rational Action Theory dont les adeptes entendent appliquer le modèle de l’Homo eoconomicus à tous les faits sociaux. Les économistes James Buchanan et Gary Becker interprètent tous les phénomènes par la référence à des acteurs rationnels pour lesquels la participation à l’action collective est une pure démarche de calcul du rendement des énergies et ressources investies dans l’action.

    Le modèle comporte des insuffisance internes : si les participants potentiels à l’action collective sont des calculateurs tentés par la position de passager clandestin, pourquoi leur sens de l’anticipation rationnelle n’irait- il pas jusqu’à anticiper les anticipations similaires d’autrui ? Il n’est pas déraisonnable de postuler qu’un individu en situation de participer à une mobilisation peut faire comme un joueur de cartes et se demander ce que va jouer l’autre. Cette modeste sophistication du calcul pourrait alors pousser vers la mobilisation, voire la surmobilisation, compte tenu du rendement désastreux d’une abstention généralisée.

      Le modèle du calcul coûts/avantages peut éclairer les comportements lors de certaines mobilisations et d’abord celles qui portent sur des revendications économiques. L’image d’Homo eoconomicus a aussi le mérite d’opposer un fort antidote aux représentations naïves ou enchantées de tout militantisme comme pur désintéressement.

 

 

     En formulant son paradoxe, Olson pose au centre du débat une vérité déplaisante pour les analyses en quête de simplicité, en montrant que la mobilisation collective ne va jamais de soi. Mais son analyse comporte un risque d’objectivisme, à savoir celui de la confusion entre des modèles théoriques d’explication que le savant élabore pour rendre compte de régularités objectives dans les comportements, et les motivations subjectivement vécues des agents sociaux en action dans la grève ou la manifestation.  

II : la mobilisation des ressources.

   

   Emergence aux USA, dans les 1970’s, d’un nouveau cadre d’analyse des MS qui aura conquis dans les 1980’  le statut de cadre théorique de référence. La période n’est pas indifférente. Elle est du Movement avec l’agitation dans les camps, le mouvement noir, les mobilisations féministes et écologistes.

    Les auteurs : Oberschall, Gamson, Tilly, McCarthy et Zald.

    Déplacement de problématiques et d’objets :

- processus lent d’émancipation à l’égard des approches économiques, attention croissante accordée à la dimension politique, aux significations vécues.

- la question fondatrice des analyses sociologiques des MS est reformulée : il ne s’agit plus de se demander pourquoi des groupes se mobilisent, mais comment se déclenche, se développe, réussit ou échoue une mobilisation. McCarthy et Zald relèvent qu’il y a toujours, dans n’importe quelle société, assez de mécontentements pour engendrer des mobilisations. Il s’agit donc de saisir les déterminants de leur essor et de leur refoulement.

- D’où l’adoption d’une approche dynamique : les groupes ne sont pas des donnés, des objets trouvés, mais des construits sociaux. La question centrale : comprendre ce qui fait qu’un groupe « prend » tandis que d’autres tout aussi plausibles, les vieux, les téléspectateurs, par exemple, n’accèdent pas à une existence mobilisée.

- De cette problématique découle une attention centrale donnée à l’organisation comme élément qui structure le groupe, rassemble les ressources pour la mobilisation.

 

    La notion centrale de ressources suggère la filiation olsonienne. Il s’agit de répondre au paradoxe d’Olson en « sociologisant » l’homo eoconomicus.

La place donnée à l’organisation en fait l’outil central d’une entreprise de protestation qui rassemble des moyens (militants, argent, experts, accès aux médias) pour les investir de façon rationnelle en vue de faire aboutir des revendications.

II.A. La filiation olsonienne.

L’apport de Mac Carthy et Zald, dans « Resource Mobilization and Social Movements : a Partial theory », American Journal of Sociology, 1977,  tout en donnant une éclatante visibilité à la filiation olsonienne en est aussi une tentative de dépassement.

 

    Les auteurs recourent largement aux analogies économiques. Ainsi, « un mouvement social est un ensemble d’opinions et de croyances dans une population, qui représente des préférences pour changer des composantes de la structure sociale » McCarthy et Zald.

Les Social Movements Organisations sont des « organisations qui identifient leurs objectifs aux buts du MS ou d’un contre- mouvement et tentent d’en satisfaire ses objectifs » . Ce sont les structures d’offre répondant à ces préférences diffuses et qui constituent donc l’équivalent fonctionnel de la firme sur un marché.

Le mérite de cette analyse : souligner que le MS requiert pour se concrétiser des structures qui le prennent en charge. Son émergence ne va pas de soi. En se référant aux économistes du Choix Rationnel, les auteurs développent une sorte de théorie économique de la firme et du marché appliquée aux SMO. Ils soulignent l’importance de stratégies publicitaires dans la collecte des fonds, le rôle de véritables « images de marque » par lesquelles ces organisations assoient leur crédibilité ou la perdent. Les auteurs mettent en lumière les phénomènes de professionnalisation des SMO, insistent sur les effets de la concurrence qui aboutit à une multiplication des organisations comme le montre la fragmentation des organisations médicales humanitaires, etc.

    Mais la réflexion des auteurs n’est pas une surenchère sur le modèle olsonien : à travers une typologie des soutiens, les auteurs apportent une réponse inédite au paradoxe d’Olson. Il distinguent les « adhérents » (définis comme ceux qui « adhèrent » et sympathisent à une cause) et les « membres actifs » qui apportent aux SMO temps, argent et soutiens concrets.

Au sein des « membres actifs », ils distinguent les « bénéficiaires potentiels » tirant un profit personnel du succès de l’organisation, des « militants moraux », qui soutiennent l’organisation sans en tirer un bénéfice direct. Ces « militants moraux » (tels les étudiants blancs engagés dans la défense des droits civiques de la population noire américaine) apportent des ressources (militantes ou financières) à l’organisation qui font chuter les coûts de l’AC pour les groupes directement concernés et modifient dans un sens favorable le rendement de la participation.

    Les auteurs apportent une alternative à l’explication de l’AC par les incitations sélectives, mais les auteurs ne résolvent le paradoxe d’Olson que pour en créer un nouveau : aucune explication n’est apportée à l’engagement des « militants moraux ».

 

II.B. Sociologiser le cadre théorique.

Le dépassement sociologique du cadre olsonien sera véritablement amorcé par les travaux d’Oberschall dans Social Conflict and Social Movement, 1973.

Son point de départ : l’analyse des formes de sociabilité, de l’intensité et de la nature des liens qui associent les membres d’un groupe ou d’une communauté entre eux et de ceux qui les relient aux diverses autorités sociales.

Pour Hannah Arendt, le nazisme a trouvé en Allemagne un terreau dans l’atomisation des individus.

Contre ces explications, Oberschall souligne que l’Allemagne de Weimar ne peut être réduite à une société atomisée par la crise de 1929. Le pays conserve au contraire un dense maillage de liens associatifs, de sociabilités religieuses ou professionnelles. Mais contrairement au modèle du « pluralisme maillé » où les affiliations à divers groupes volontaires sont génératrices de mixité sociale, Weimar est caractérisée par la « segmentation superposée » : l’appartenance au SPD et au monde catholique assigne par ex. à des réseaux de sociabilité qui ne se recoupent pas, mais où les mêmes se retrouvent entre eux dans un type de chorale, de club sportif, etc.

Les succès politiques des nazis reposent sur la captation d’une part de ces réseaux, sur une mobilisation relayée et structurée par des liens d’interconnaissance, de solidarité préexistants.

L’un des principaux apports d’Oberschall consiste à souligner le poids des données de structuration sociales, des réseaux de sociabilité dans l’émergence de l’AC et des MS.

Le poids d’un groupe dans un mouvement social dépend d’un capital de moyens, de « ressources » qui peuvent tenir à :

- La masse du groupe : nombre, puissance économique, intensité des liens objectifs.

- Force du sentiment identitaire.

- L’intensité et la variété des connexions aux centres sociaux de décision.

Il est en fait vain de fermer la liste des ressources, qui n’existent que relationnellement…

 

II.C. L’apport d’une sociologie historique.

On puise ici dans les travaux de C.Tilly, en particulier dans son ouvrage From Mobilization to Revolution, 1976.

De façon classique, il s’intéresse aux conditions sociales qui rendent possible l’émergence de l’AC mais innove par les réponses qu’il apporte : sociabilité, stratégies, politique et prise en compte du temps long. On s’intéressera ici seulement à la première.

Au cœur de la définition du groupe organisé, Tilly place la sociabilité.

2 variables définissent l’organisation :

- la netness (net=réseau) renvoie au réseau des sociabilités volontaire dont la forme typique est l’association.

- La catness (cat comme category) désigne des identités catégorielles, auxquelles les individus sont assignés par des propriétés objectives : être femme, français, noir, etc.

Ces deux domaines de sociabilité se combinent en catnet (catness+netness). Celle- ci sera très forte quand les 2 variables convergent, là où par exemple, autour du SPD allemand de Kautsky ou du PCF de Thorez, une identité ouvrière forte s’associe à une sociabilité volontaire autour de syndicats, d’associations, de clubs de jeunes.

La catnet peut être faible quand la sociabilité amicale, associative, ludique, est largement dissociée de l’univers du groupe catégoriel.

L’hypothèse générale de Tilly consiste à suggérer qu’un groupe est d’autant mieux « organisé » pour défendre ce qu’il perçoit comme ses intérêts qu’il se caractérise par une forte catnet.

 

 

III- Des nouveaux mouvements sociaux aux analyses du militantisme et des stratégies identitaires : la prise en compte de la subjectivité des acteurs.

 III.A. Les Nouveaux Mouvements Sociaux.

  La notion de nouveaux mouvements sociaux fait référence à 2 phénomènes imbriqués :

- Désignation utilisée pour identifier des formes et des types originaux de mobilisations qui émergent dans les 60’s et 70’s.

- Mais le phénomène devient aussi théorie qui prend appui sur les singularités de ces mobilisations pour chercher à renouveler l’analyse des mouvements sociaux, la réflexion sur l’avènement d’une société postindustrielle.

III..A. 1. La texture du nouveau.

La thématique des NMS est inséparable des mobilisations contestataires qui naissent à la fin des 60’s. 4 dimensions d’une rupture avec les mouvements anciens (mouvement ouvrier, syndicalisme, et) sont identifiés :

1. Les formes d’organisation et répertoires d’action : en rupture avec le fonctionnement des structures syndicales et partisanes, les NMS manifestent une défiance explicite devant les phénomènes de centralisation et de délégation de l’autorité. Leurs structures sont plus décentralisées, laissent une large autonomie aux composantes de base. Leur démarche consiste aussi davantage à prendre en main un seul dossier, une seule revendication concrète. Ils se singularisent aussi par une inventivité dans la mise en œuvre de formes peu institutionnalisées de protestation, telles les sit- in, les occupations de locaux, grèves de la faim, leur adjoignant souvent une dimension ludique.

2. Les valeurs et revendications : alors que les anciens MS portaient avant tout sur la redistribution des richesses, l’accès aux sites de décision, les NMS mettent l’accent sur la résistance au contrôle social, l’autonomie. Plus qualitatives, leurs revendications sont souvent non négociables. Ces revendications comportent une forte dimension expressive, d’affirmation de styles de vie ou d’identités, comme le suggère le terme gay pride.

3.Le rapport au politique : dans les MS de la période 1930- 1960, la conquête du pouvoir d’Etat, l’accès à ce que Tilly nomme polity constituent un enjeu central. La valorisation de l’autonomie modifie radicalement les objectifs. Il s’agit désormais moins de défier l’Etat ou de s’en emparer que de construire contre lui des espaces d’autonomie, de réaffirmer l’indépendance de formes de sociabilité privées contre son emprise.

4.L’identité des acteurs : Alors que les mouvements de la société industrielle se revendiquaient d’identités de classe, les NMS renvoient à d’autres principes identitaires, où l’on se définit comme homosexuel, antillais, comme appartenant aux « Amis de la Terre ». Persistent cependant au sein de ces formes inédites des clivages sociaux traditionnels.

III.A.2. Les luttes de l’après- société industrielle.

 

 

III.A.2.a. La révolution silencieuse du post matérialisme.

    Les travaux de Ronald Inglehart dans The Silent Revolution. Changing Values and Political Styles Among Western Democraties, 1977, apportent un important arrière- plan à l’analyse des NMS : dans les sociétés occidentales, la satisfaction des besoins matériels de base pour l’essentiel de la population déplace les demandes vers des revendications plus qualitatives de participation, de préservation de l’autonomie, de qualité de vie, de contrôle des processus de travail.

Par ailleurs, le processus de scolarisation a pour effet une moindre disposition des générations nouvelles aux pratiques de délégation et de soumission à un ordre organisationnel fortement hiérarchique.

 

III.A.2.b.La critique de l’approche mobilisation des ressources et une définition particulière du MS.

 

        Les théoriciens des NMS manifestent une ambition théorique forte : partir de l’analyse des mobilisations pour comprendre la nature même des sociétés contemporaines. Ils soulignent combien le capitalisme contemporain est marqué par le rôle de la technique, l’importance des compétences gestionnaires qui se conjuguent pour susciter un pouvoir technocratique.

         Touraine critique la vision pauvre et superficielle des MS qu’en donnent selon lui les approches mobilisation des ressources où les MS sont présentés uniquement comme supports de revendications matérielles. Les analyses faites par les tenants de la mobilisation des ressources réduisent selon lui les MS à des groupes de pression. Elles en négligent le contenu idéologique, les dimensions de solidarité, d’hostilité à l’adversaire.

          La définition du MS par Touraine est toutefois assez particulière. Il existe selon lui dans toute société un MS et un seul qui incarne non une simple mobilisation, mais un projet de changement social, de direction de « l’historicité » (modèles de conduite à partir desquels une société produit ses pratiques). Pour parvenir à ce statut de MS, une mobilisation doit :

- Définir clairement un adversaire social.

- Se donner une identité sous la forme d’un projet qui porte la revendication d’une autre organisation sociale et non pas seulement des revendications ponctuelles.

          Il s’agit de « découvrir le MS qui occupera dans la société programmée, la place centrale qui fut celle du mouvement ouvrier dans la société industrielle et du mouvement pour les libertés publiques dans la société marchande ». (Touraine in La Voix et le Regard, 1978).

           Touraine a aussi théorisé une méthode : l’intervention sociologique.

Les sociologues doivent entrer en contact avec le MS, échanger avec ses acteurs. Ils doivent obliger le groupe mobilisé à expliciter le sens de son action par un double processus de confrontation intellectuelle entre le groupe mobilisé et ses adversaires (invitation d’un responsable d’EDF chez des antinucléaires par ex.). Il s’agit de provoquer une maïeutique permettant aux acteurs d’expliciter le sens de leur lutte et aux sociologues de construire leur analyse.

III.A.3. Apports et limites des nouveaux mouvements sociaux.

Limites :

    La littérature sur les NMS n’a pas laissé une boîte à outils conceptuelle féconde. Elle a souvent mal vieilli, en partie parce que prisonnière du moment de son élaboration.

- Nombre des traits associés au « nouveau » se retrouvent sans peine dans diverses séquences de mobilisations « anciennes » : la revendication de la journée de huit heures par le mouvement ouvrier au début du siècle n’était- elle pas déjà qualitative ?

A l’inverse, on peut observer qu’une part des « nouveaux » MS ont subi, comme l’écologisme en Allemagne ou en France, des processus d’institutionnalisation avancés. Pour E.Neveu, penser le  nouveau comme étant en partie, lisible en termes de moments dans une trajectoire d’institutionnalisation peut éviter d’annoncer d’abusives épiphanies, en comparant des MS vieux d’un siècle et des mobilisations émergentes.

- Un second travers : la surestimation possible de l’importance, de la durabilité de certaines formes de mobilisation. Où sont passés en France les mouvements féministes, régionalistes ? Les mobilisations anti- institutionnelles sur les prisons ou l’hôpital psychiatrique ? Les mobilisations à visée « matérialiste » demeurent, de très loin, la composante dominante de l’activité manifestante.

- La circularité des discours : la démarche tourainienne d’intervention sociologique, proposant une sorte de diagnostic critique à chaud du sens de la mobilisation, si elle favorise une connaissance intime du terrain, le rapport ainsi noué entre chercheurs et militants rend les frontières entre discours d’acteurs et analyses sociologiques d’autant plus poreuses que les groupes mobilisée étaient aussi caractérisés par un fort capital culturel et donc une capacité à enrôler le discours sociologique. La circularité des discours peut être ambiguë, ambiguïté caractérisée accentuée par les aspects normatifs qu’implique la quête du « vrai » mouvement social.

Les dividendes de l’innovation : 

Ces lacunes ne doivent pas faire négliger l’importance de ce courant dans les progrès récents de l’analyse scientifique.

- Ces travaux ont eu le mérite de contribuer à lier étude des mobilisations et réflexion sur les grands changements sociaux provoqués par la technique, le savoir, la communication.

- Ouvrent la voie à une prise de distance avec l’objectivisme fréquent des approches « mobilisation des ressources » où  l’expérience vécue des agents mobilisés, leurs émotions, leurs motivations fonctionnaient comme une boîte noire que l’analyse se refusait à ouvrir.

 

III.B. Militantisme et construction identitaire.

 

Les études sur le militantisme et la construction identitaire entendent mettre l’accent sur la dimension du sens dans l’engagement, la façon dont celui- ci se traduit aussi en constitution d’une identité inséparablement personnelle et collective. Avec ces travaux, on aboutit à un dépassement définitif des modèles réducteurs hérités de l’analyse économique.

 

III.A.1 : l’effet surrégénérateur du militantisme.

   A partir d’un travail sur les partis, Daniel Gaxie[3]= l’un des premiers à esquisser une théorie de la pratique militante.

Dans « Economie des partis et rétribution du militantisme », 1977, Revue française de science politique.

Il part du modèle d’Olson pour dresser une liste des incitations sélectives que peut apporter un parti :

Postes de responsabilités, emplois permanents mais aussi acquisition d’un capital social pouvant avoir une rentabilité professionnelle, de positions de visibilité en tant qu’expert d’organisation.

Au- delà de ces gain susceptibles d’être ramenés à des équivalents monétaires, c’est aussi toute une dimension d’intégration sociale que souligne Gaxie : émotion partagée que peut apporter la tension du collage d’affiches en période électorale, chaleur du pot d’après- réunion, sentiment gratifiant de participer à un juste combat, d’appartenir à une « grande famille » qui donne sens à toutes les facettes de la vie sociale.

 

   « L’effet surrégénérateur » : Gaxie désigne par là une capacité de certaines structures militantes, occultée par les modèles de mobilisation des ressources, à produire « d’autant plus de combustible qu’elles en consomment davantage ». Le « gain » procuré par les activités militantes ne peut pas être la différence entre l’effort fourni et le résultat, c’est la somme des deux. Cette situation apporte évidemment un démenti empiriques aux analyses fondées sur l’idée d’un calcul des investissements militants. L’intensité des satisfactions, du sentiment de participer à une aventure riche de sens est accrue par celle de l’engagement et du dévouement.

    Hirschman utilise dans Bonheur privé, action publique la métaphore du « pèlerinage » pour désigner un phénomène semblable : pour le pèlerin en quête d’une aventure spirituelle, les risques et les inconforts du pèlerinage ne s’imputent pas en négatif sur le sens de son expérience, mais y ajoutent.

Il cite Golda Meïr justifiant son départ pour la Palestine à un moment où la lutte y était périlleuse : « j’ai décidé qu’ils ne le feraient pas tout seuls, pas sans que j’y sois…Il fallait que j’en fasse partie ».

Cl de Hirschman : « le bénéfice individuel de l’action collective n’est pas la différence entre le résultat qu’espère le militant et l’effort fourni, mais la somme de ces deux grandeurs ».

 

III.A.2. Le dépassement des oppositions initiales.


Bourdieu : « faute de reconnaître aucune autre forme d’action que l’action rationnelle ou la réaction mécanique, on s’interdit de comprendre la logique de toutes les actions qui sont raisonnables sans être le produit d’un dessein raisonné, ou, à plus forte raison, d’un calcul rationnel ». P.Bourdieu, Le Sens pratique.

 



[1] Cf les analyses d’Albert Hirschman.

 

[2] Voir les analyses de C.Tilly.

[3] Au cas où son nom ne vous évoquerait rien, c’est un bourdieusien qui s’est beaucoup attaché à démystifier le fonctionnement de la démocratie représentative et à dénoncer « le cens caché » dans un livre qui en porte le titre.

Par abir.krefa.over-blog.com - Publié dans : Fiches diverses
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 01:20

Il s'agit de la bibliographie de mon Master II de recherche (ENS-LSH/Université Lyon II, dir. Christine Détrez), soutenu en septembre 2006: ''Romancières tunisiennes. Trajectoires socio-biographiques et rapports de genre dans leurs textes romanesques".

 

 I-                   Sociologie générale :

 

BEAUD Stéphane et WEBER Florence, Guide de l’enquête de terrain, La Découverte, Paris, 2003. [1ère édition : Paris, La Découverte & Syros, 1997].

 

BEAUD Stéphane, « Quelques observations à propos du texte de Bernard Lahire », Critiques sociales, n°8-9 juin 1996, pp. 102-107.

 

BEAUD Stéphane, « L’usage de l’entretien en sciences sociales. Plaidoyer pour ‘’l’entretien ethnographique’’, Politix, n°35, 3ème trim. 1996, pp. 226-257.

 

BOURDIEU Pierre (dir.), La misère du monde, Paris, Seuil & Libre examen, 1993.

 

DETREZ Christine, La construction sociale du corps, Paris, Seuil, coll. « Points Essais », 2002.

 

CHAMBOREDON Hélène et al., « S’imposer aux imposants. A propos de quelques rencontrés par des sociologues débutants dans la pratique et l’usage de l’entretien », in Genèses, n°16, juin 1994, pp. 114-132.

 

HOWARD S. Becker, Les Ficelles du métier, Paris, La Découverte, coll. « Guides Repères », 2002.

 

LAHIRE Bernard, L’Esprit sociologique, Paris, La Découverte, coll. "Textes à l'appui/Laboratoire des sciences sociales", 2005.

 

LAHIRE Bernard « Utilité : entre sociologie expérimentale et sociologie sociale », in LAHIRE Bernard, (dir.), A quoi sert la sociologie ? , Paris, La Découverte, 2004. pp. 43- 66.

 

LAHIRE Bernard (dir.) Le travail sociologique de Pierre Bourdieu. Dettes et critiques, Paris, La Découverte, Coll.  « Textes à l’appui », 1999.

 

LAHIRE Bernard, Tableaux de familles, Gallimard/ Seuil, Coll. ‘’Hautes Etudes’’, 1995.

 

LAHIRE Bernard, « Variations autour des effets de légitimité dans les enquêtes sociologiques », Critiques sociales, n°8-9, juin 1996, pp.93-101.

 

LAHIRE Bernard, « Du travail d’enquête à l’écriture des paroles des enquêtés : réponse aux interrogations de Stéphane Beaud », Critiques sociales, n°8-9 juin, pp. 108-114.

 

 II-                Ouvrages généraux sur le monde arabe et le Maghreb.

 

BOUHDIBA Abdelwahab, La sexualité en Islam, Paris, PUF/Quadrige, 1986 [1ère édition : 1975].

 

CHEBEL Malek, L’esprit de sérail. Mythes et pratiques sexuels au Maghreb, Paris, Ed. Lieu commun, 1988.

CHEBEL Malek Le Corps en Islam. Ed. PUF, coll. « Quadrige », 1999 [1ère édition : 1984] 

REEBER Michel, Petite sociologie de l’islam, Cahors, Ed. Milan, 2005.

 

ROQUE Maria- Angels, (dir.), préface de BALTA Paul, Les cultures du Maghreb, Paris, l’Harmattan, coll. « Les Cahiers de Confluences », traduit de Las Culturas del Maghreb, Madrid, Agence espagnole de coopération internationale, 1994.

 

SAID Edward, L’orientalisme. L’Orient crée par l’Occident, préface de TODOTOV Tzvetan, traduction de MALAMOUD Catherine, Paris, Seuil, 1980 [Orientalism, 1978].

 
III-             Sociologie des rapports hommes/femmes :

 

Anthropologie et sociologie générale du genre :

 

BLOSS Thierry (dir.), La dialectique des rapports hommes- femmes, Paris, PUF, coll. « Sociologie d’aujourd’hui », 2001.  

BOURDIEU Pierre, La Domination masculine, Paris, Seuil, coll. « Points Essais », 2002 [1ère édition : 1998].

FOUGEYROLLAS- SCHWEBEL, Dominique, PLANTE Christine, RIOT- SARCEY Michèle, ZAIDMAN Claude (dir.), Le genre comme catégorie d’analyse. Sociologie, histoire, littérature, Paris, L’Harmattan, 2003.
GOFFMAN Erving, L’Arrangement des sexes, trad. par MAURY Hervé, présenté par ZAIDMAN Claude, Paris, La Dispute, 2002 pour cette édition (1ère édition américaine : Kluwer academic publishers/Gillian Sankoff 1977).

HERITIER Françoise, Masculin/Féminin. La pensée de la différence, Paris, O. Jacob, coll. « Sciences Humaines », 1996. 

 

HERITIER Françoise, Masculin/Féminin, tome 2 : dissoudre la hiérarchie. Paris, O. Jacob, coll. « Sciences Humaines », 2002.

 

LAUFER Jacqueline, MARRY Catherine, MARUANI Margaret (dir.), Masculin- Féminin : questions pour les sciences de l’homme, PUF, Paris, 2001.

 

MARUANI Margaret (dir.), Femmes, genre et sociétés. L’état des savoirs. Paris, La Découverte, 2005.

 

Travaux sociologiques sur les femmes et les rapports de genre au Maghreb :

 

BEN MILED Emna, « Etude comparative du statut sexuel des femmes dans le monde méditerranéen, berbère et africain », in Revue tunisienne de sciences sociales, Tunis, Centre d’Etudes et de Recherches Economiques et Sociales (CERES). n°82/83, 1985, pp. 75- 103.

 

BEKKAR Rabia, « Femmes du Maghreb dans la recherche en sciences sociales » in ROUSSILLON Alain (dir.) « Femmes dans le monde arabe. Constructions sociales de la question féminine ». Maghreb- Machrek, Paris, Choiseul, n°179, printemps 2004, pp. 13- 28.

 

BESSIS Sophie, BELHASSEN Souhayr, Femmes du Maghreb : l’enjeu, Ed. J- C. Lattès, 1992.

 

FINE Agnès et LEDUC Claudine, in « Femmes du Maghreb », Clio, n°9, 1999. pp. 7- 15.

 

GADANT Monique et KASRIEL Michèle (dir.), Femmes du Maghreb au présent. La dot, le travail, l’identité. Paris, Ed. CNRS, 1990.

 

KADRI, Assia, « Femmes en Méditerranée. Les conditions de la comparabilité Nord/Sud », in VEAUVY Christiane, ROLLINDE Marguerite, AZZOUG Mireille (dir), Les Femmes entre violences et stratégies de liberté. Maghreb et Europe du Sud, Ed. Bouchène, 2004. pp. 51- 56.

 

KRIER Isabelle et EL HANI Jamal Eddine (dir.). Introd. de HERITIER Françoise, Le féminin en miroir. Entre Orient et Occident. Editions Le Fennec, Casablanca, 200 ; Campagne Première, 2005, Paris. Issu du colloque : « Identités et différences des femmes », Rabat, 2003, coord. par KRIER Isabelle et EL HANI Jamal Eddine.

 

LACOSTE- DUJARDIN Camille et VIROLLE Marie (dir.), BOUALEM Baya et EL ALAOUI Narjys (coord.) Femmes et hommes au Maghreb et en immigration. La frontière des genres en question. Etudes sociologiques et anthropologiques. Paris, Ed. Publisud, 1998.

 

LACOSTE- DUJARDIN Camille, Des mères contre les femmes : maternité et patriarcat au Maghreb, La Découverte, Paris, 1985.

 

ROUSSILLON Alain, « Introduction », in ROUSSILLON Alain (dir.) « Femmes dans le monde arabe. Constructions sociales de la question féminine », Maghreb- Machrek, Paris, Choiseul, n°179, printemps 2004, pp. 7- 11.

 

SOW Ibrahima, « Déséquilibres psycho- sociaux et dynamique socio- économique dans les pays du Tiers- Monde ; notamment au Maghreb. Le cas de la marginalisation spécifique de la femme arabo- musulmane », in Revue tunisienne de sciences sociales, CERES, Tunis, n°109, 1992, n° spécial. Actes du Colloque Exclusion sociale et marginalisation dans le monde arabe, Tunis, 18- 23 novembre 1991, pp. 329- 344.

 

TABOADA LEONETTI Isabel (dir.), Les femmes et l’Islam, entre modernité et intégrisme, Paris, L’Harmattan, 2004.

 

Travaux sociologiques sur les femmes et les rapports de genre en Tunisie : 

 

AZZOUZ, Faïza, « La femme tunisienne : ciment du tissu social », in « Tunisie, cohésion sociale et solidarité nationale », Les Cahiers de l’Orient, 2ème trim. 2002, n°66. pp. 99- 112.

 

BEN HASSINE Om Kalthoum, « Femmes en science : obstacles, défis et enjeux », in Revue tunisienne de sciences sociales, CERES, Tunis, n°118, 1999, pp. 11- 26.

 

BESSIS, Sophie, « Le féminisme institutionnel en Tunisie », in « Femmes du Maghreb », Clio, n°9, 1999. pp. 93- 105.

 

BINOUS Jamila et al, préface de MERNISSI Fatima, Tunisiennes en devenir. Comment les femmes vivent, tome 1, Tunis, Ed. Cérès, 1992.

 

BOURAOUI Soukeïna, « Ordre masculin et fait féminin » in CAMAU Michel et al, Tunisie au présent. Une modernité au- dessus de tout soupçon ? Paris, Ed. CNRS, 1987.pp. 343- 371.

 

BOUZID, Dorra, « la presse féminine en Tunisie : état des lieux, évolution, fonds », in PONTAULT Monique (coord.)  Femmes en francophonie, Paris, l’Harmattan, 2000. pp. 207- 210.

 

CHATER Souad, Les émancipées du Harem. Regard sur la femme tunisienne. Tunis, Ed. La Presse, 1992.

 

CHATER Souad, « Femmes tunisiennes : les nouvelles frontières », in Awal, n°20, janv 1999. pp. 95- 112. 

 

FERCHIOU Sophie, « pouvoir, contre- pouvoir et société en mutation : l’exemple tunisien », in « Femmes et pouvoir », Peuples méditerranéens, n°48- 49, juin- déc. 1989, pp. 81- 92.

 

FERCHIOU Sophie : « Femmes tunisiennes entre ‘‘féminisme d’Etat et résistance’’ », in DORE- AUDIBERT Andrée, BESSIS Sophie, Femmes de méditerranée. Politique, religion, travail, Paris, Karthala, 1995 ; pp. 181- 192.

 

JRAD Neïla, Mémoire de l’oubli. Réflexion critique sur les expériences féministes des années quatre- vingt. Tunis, Ed. Cérès, 1996.

 

KAROUI Naïma, « La libération recherchée pour la femme : entre le mythe et la réalité », in Revue tunisienne de sciences sociales, Tunis, Ed. CERES, n°114, 1993, pp. 49- 70.

 

LARGUECHE, Dalenda, « Actualité de la recherche sur les femmes en Tunisie », in « Femmes du Maghreb », Clio, n°9, 1999. pp. 208- 216.

 

MARZOUKI Ilhem, « la subjectivité fait- elle le sujet féminin ? Une lecture sociologique de l’expérience tunisienne », in VEAUVY Christiane, ROLLINDE Marguerite, AZZOUG Mireille (sous la direction de) Les Femmes entre violences et stratégies de liberté. Maghreb et Europe du Sud ; Ed. Bouchène, 2004. pp. 105- 121.

 

MARZOUKI Ilhem, Femmes d’ordre ou désordre de femmes ? Essai. Tunis, Ed. Noir sur Blanc, coll. « Eclairages », 1999.

 

MARZOUKI Ilhem, Le mouvement des femmes en Tunisie au 20ème siècle : féminisme et politique, Maisonneuve & Larose, coll. « Enjeux », 1993.

 

RJEB Souad « Le mouvement féministe tunisien et l’Etat », Revue tunisienne de sciences sociales, Tunis, Ed. CERES  n°116, 1994, n° spécial, Actes des Tables rondes et des Séminaires : « Mouvements sociaux », pp. 173- 190.

 

RJEB Souad, « Les femmes entre le travail salarié et le travail domestique », in Revue tunisienne de sciences sociales, Tunis, Ed. CERES, n°114, 1993, pp. 71- 96.

 

SAMANDI Zeineb, « La question féminine entre le volontarisme politique et le conservatisme social », in Revue tunisienne de sciences sociales, Tunis, Ed. CERES n°118, 1999, pp. 121- 138.

 

SRAIEB, Noureddine, « Islam, réformisme et condition féminine en Tunisie : Tahar Haddad (1898- 1935) », Clio, n°9, 1999. pp. 75- 92.

 

ZAMITI- HORCHANI Malika, « Les Tunisiennes, leurs droits et l’idée qu’on s’en fait », in « Femmes de la Méditerranée », Peuples méditerranéens, n°22- 23, Janv- Juin 1983. pp 181- 192.

 
IV- Sociologie de l’art et de la littérature :

 

Ouvrages et articles généraux sur la sociologie de l’art et de la littérature :

 

BOURDIEU Pierre, Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire. Seuil. Coll « Points/Essais », 1998. [1ère éd : 1992, Seuil].


SAINT-JACQUES Denis et VIALA Alain, « A propos du champ littéraire : histoire, géographie, histoire littéraire », in LAHIRE Bernard (dir.) Le travail sociologique de Pierre Bourdieu. Dettes et critiques, Paris, La Découverte, coll. « textes à l’appui », 1999.

 

Art, littérature et rapports de genre :


BOUGUERET
Florence, « Femmes artistes et images de femmes », _ HYPERLINK "http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/socio15.htm" __http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/socio15.htm_

DE SAINT- MARTIN, Monique, « Les ‘’femmes écrivains’’ et le champ littéraire », in Actes de la recherche en sciences sociales, n°89- juin 1990. pp. 52- 56.

 

NAUDIER Delphine, « La reconnaissance sociale et littéraire des femmes écrivains depuis les années 1950 », in RACINE Nicole et TREBITSCH Michel, Intellectuelles. Du genre en histoire des intellectuels, Bruxelles, Ed. Complexe, coll. « Histoire du temps présent », 2004, pp. 191- 207.

 

NAUDIER Delphine, « l’invention d’un territoire d’écriture : l’écriture- femme », in BARD Christine (dir.) Le genre des territoires. Féminin, masculin, neutre, Presses de l’Université d’Angers, 2004. pp. 187- 197.

 

NAUDIER Delphine, « l’écriture- femme, une innovation esthétique emblématique », in « Littératures et identités » Sociétés contemporaines. Paris, L’Harmattan, n°44, 2001. pp. 57- 73.

 

PASQUIER Dominique, "Carrières de femmes: l'art et la manière", Sociologie du travail, n°4- 1983, pp. 418- 431.

 

Littérature et rapports de genre au Maghreb :

 

LAOUEDJ Zineb, « Poétesses d’expression arabe », in « Femmes du Maghreb », Clio, n°9, 1999, pp. 121- 139.

 

SAMANDI Zeineb, « Rupture de l’histoire et histoire d’une rupture au sujet d’une naissance à la parole », Revue tunisienne de sciences sociales, Centre d’Etudes et de Recherches Economiques et Sociales, Tunis, n°116, 1994, n° spécial, Actes des Tables rondes et des Séminaires : du projet de recherche « Mouvements sociaux », pp. 191- 201.

 

TASSADIT Yacine, « Femmes et espace poétique dans le monde berbère », in « Femmes du Maghreb », Clio, n°9 1999, pp. 107- 120. 
 
IV-             Ouvrages et articles critiques sur la littérature arabe, maghrébine et tunisienne :

 

Littérature du monde arabe :


COMBE Dominique, « Francophonie et identité nationale », in Les Cahiers de l’Orient, « Littérature francophone dans le monde arabe », 1er trim. 2005, n°77, pp. 45- 53.

 

FRANDJIS Stélio, « Littératures francophones dans le monde arabe contemporain », in Les Cahiers de l’Orient, « Littérature francophone dans le monde arabe », 1er trim. 2005, n°77. pp. 27- 44.

 

HADDAD Katia, "Y a- t- il une place pour la francophonie dans le monde arabe?" Les Cahiers de l'Orient, "Une nouvelle idée de la francophonie: le monde arabe peut- il encore être francophone?", 1er trim. 2002, n°65, pp. 45- 81.

 

TOMICHE Nada, La littérature arabe contemporaine, Roman- Nouvelle- Théâtre, Paris, Maisonneuve & Larose, 1993.

 

Dont littérature, femmes et monde arabe :

 

RIQUIER Anne- Sophie, « connaissance de soi et de l’autre », in Les Cahiers de l’Orient, « Littérature francophone dans le monde arabe », 1er trim. 2005, n°77. pp. 7- 17.

 

RIQUIER Anne- Sophie, « Je(s) et enjeux de l’écriture », in Les Cahiers de l’Orient, « Littérature francophone dans le monde arabe », 1er trim. 2005, n°77. pp. 70- 79.

 

YACOUB Lucie, Lughat al- adab wa chi’ir fi kitabât al maraa al ‘arabiyya, ville de Nasr (Egypte?) Ed. maktabat addar al’arabiyya lilktâb, 2001.

 

KHOURY- GHATA, Vénus, « romans de femmes autour de la Méditerranée », in EL HAGGAR Nabil (dir.), avec la collaboration de ZOUARI Fouzia, La méditerranée des femmes, Paris, L’Harmattan, 1998, pp. 63- 66.

 

MAKKI Mona, « Dialogues de femmes, avec Venus Khoury- Ghata et Hoda Barakat», in Les Cahiers de l’Orient, « Littérature francophone dans le monde arabe », 1er trim. 2005, n°77. pp. 58- 69.

 

Littérature du Maghreb :

 

DEJEUX Jean, Maghreb. Littératures de langue française. Paris, Ed. Arcanthère, 1993.

 

GONTARD Marc “Auteur maghrébin: la définition introuvable”, in Expressions maghrébines, Revue de la CICLIM, Qu’est- ce- qu’un auteur maghrébin ? Vol. 1, n°1,été 2002, pp. 9-16.

 

KHATIBI Adelkebir, Le roman maghrébin. Essai. Société marocaine des éditeurs réunis, Rabat, 1979 (2ème édition). [1ère édition : Paris, Ed. F. Maspero, 1968]

 

NOIRAY Jacques, Littératures francophones. I. Le Maghreb.  Paris, Ed. Belin, 1996.

 

Femmes, Maghreb, littérature :

 

DEJEUX Jean, La littérature féminine de langue française au Maghreb, Paris, Karthala, 1994.

 

GADANT Monique, « La permission de dire ‘’je’ : réflexions sur les femmes et l’écriture. A propos d’un roman de Assia Djebar, L’amour, la fantasia », in « Femmes et pouvoir », Peuples méditerranéens, n°48- 49, juin- déc. 1989, pp. 93- 105.

 

GAFAITI Hafid, Les femmes dans le roman algérien. Histoire, discours et texte, Paris, L’Harmattan, coll. « Critiques littéraires », 1996.

 

NADIFI Rajaa, « Quand les femmes entreprennent d’écrire sur les femmes », in AMITI Khadidja et al, Initiatives féminines, Ed. Le Fennec, Casablanca, fév. 1999, pp. 95- 118.

 

SEGARRA Marta, Leur pesant de poudre : romancières francophones du Maghreb, Paris, L’Harmattan, 1997.

 

Littérature tunisienne :

 

BACCAR Taoufik et GARMADI Salah, Ecrivains de Tunisie, Anthologie de textes et poèmes traduits de l’arabe, Paris, Sindbad, La Bibliothèque arabe, Coll. « Littératures », 1981.

 

BANNOUR Abderrazak "Poètes francophones de Tunisie", in TRISOLINI Giovanna et PIRJEVEC Giuseppe (sous la direction de) Littératures frontalières, Ed. Université de Trieste, déc. 2003, pp. 217- 270.

BEKRI Tahar, « La littérature tunisienne de langue arabe », in Europe, « Littérature de Tunisie », Paris, oct. 1987, n°702, pp. 6- 11.

 

BEKRI Tahar, Littératures de Tunisie et du Maghreb. Suivi de réflexions et propos sur la poésie et la littérature, Paris, L’Harmattan, 1994.

 

FONTAINE Jean, Histoire de la littérature tunisienne, Tome III. De l’indépendance à nos jours. Tunis, Ed. Cérès, 1999.

 

FONTAINE Jean, La littérature tunisienne contemporaine, Préface de TABAI Alia, Paris, Ed. CNRS, Centre régional de publication de Marseille, 1990.

 

FONTAINE Jean, Le roman tunisien de langue française, Tunis, Ed. Sud, 2004.

 

FONTAINE Jean, Bibliographie de la littérature tunisienne contemporaine en arabe : 1954- 1996, Tunis, Publications de L’Institut des Belles Lettres Arabes, 1997.

 

FONTAINE, Jean, Le roman tunisien de langue arabe, Cérès, Tunis, 2002.

 

GHAZI Férid, Le roman et la nouvelle en Tunisie, Tunis, Maison Tunisienne de l’Edition, 1970.

 

GUELLOUZ Azzeddine, « Littérature dans la Tunisie contemporaine », in Littératures du Maghreb, Centre d’études francophones Université Paris XIII, vol 4- 5, Paris, Editions l’Harmattan, 1984. Séminaire sur les littératures du Maghreb, Université Paris XIII, février 1981, pp. 351- 383.

 

KHADAR Hedia, « La littérature tunisienne de langue française », in Europe, « Littérature de Tunisie », Paris, oct. 1987, n°702 ; pp. 11- 14.

 

Femmes, Tunisie, littérature.

 

ACCAD Evelyne et BEN ADA Amel, « Femmes de Tunisie », in « Femmes et Poèmes de Tunisie », Peuples méditerranéens, n° 80, pp. 167- 176. 

 

CHERNI Zeineb, « Le thème de l’amour dans la littérature féminine de langue arabe », in Europe, « Littérature de Tunisie », Paris, oct.1987, n°702. pp. 32- 41.

 

FONTAINE Jean, Ecrivaines tunisiennes, Tunis, Le Gai Savoir, 1990.

 

FONTAINE Jean « Ecriture féminine tunisienne et résistance », Regards sur la littérature tunisienne, Tunis, Cérès Productions, 1991, pp. 39- 53.

 

GHEDIRA Aicha, « Le roman féminin tunisien d’expression française », in TRISOLOINI Giovanna et PIRJEVEC Giuseppe (dir.) Littératures frontalières, Ed. Université de Trieste, déc. 2003. pp. 187- 204.

 

KHADDAR Hedia, « Regards des femmes poètes de Tunisie : 1956- 2000 » in « Femmes et Poèmes de Tunisie », Peuples méditerranéens, n°80, pp. 177- 185.  

 

 V-                Corpus des œuvres des auteur(e) s :

 

ABOUBAKER Masouda, Torchkana, Sahar, Tunis, 2006, 2ème éd. [1ère éd. 1999, Sahar].

 

ABOUBAKER Masouda, Wada’an Hamourabi, Cérès, Tunis, 2003.

 

BEL HAJ YAHIA Emna, Chronique frontalière, Paris, Noël Blandin 1991.

 

BEL HAJ YAHIA Emna, L’Etage invisible, Tunis, Cérès, 1996.

 

GUELLOUZ Souad, La Vie simple, Tunis, MTE, 1975.

 

GUELLOUZ Souad, Les Jardins du Nord, Ed. Salammbô, coll. « Identités », 1982.

 

GUELLOUZ Souad, Myriam ou le rendez-vous de Beyrouth, Sahar, Tunis, 1998.

 

MABROUK Alia, Le Futur déjà là & Hurlement, Paris, L’entreligne, 1996.

 

MABROUK Alia, L’Emir et les croisés. Chronique d’Ifriqiya, Tunis, Clairfontaine, 2003.

Abir Krefa

Par abir.krefa.over-blog.com - Publié dans : Recherche
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